Après 3 albums et plus de 350 concerts en 5 ans, on pourrait voir en Da Silva un chanteur bien installé dans le petit monde cosy de la « nouvelle scène française » et pourtant, on en est très loin ! Il a écrit 3 livres-CD pour enfant, sans compter ses collaborations aussi éclectiques que nombreuses, en tant que réalisateur ou compositeur.
Pour Da Silva, ce qui est important, ce n’est pas pour qui, mais pourquoi il se lance dans ces collaborations artistiques : « Ce dont j’ai besoin, c’est de composer, d’écrire, de jouer… peu importe la personne, le sujet, le lieu ou l’heure».
Pour ce 4ème album, on retrouve Da Silva dans un album plus pop, plus orchestré, plus singulier que ces précédents opus. A l’image du titre d’ouverture, « Les stations balnéaires », les chansons de La Distance sont belles, puissantes, mélodiques, déchirantes, voire désespérées, mais jamais jolies ou insignifiantes.
Marion Mayer est une jeune auteure compositrice interprète de 18 ans. Elle construit son univers de mélodies folk pop travaillé, inspirée de Sheryl Crow, KT Tunstall, John Mayer ou Eric Clapton. www.myspace.com/marionmusique
Trois norvégiens et un américain (Ken Stringfellow, leader des mythiques Posies, ex Big Star et collaborateur de REM), une recette qui marche pour ce groupe qui fait retentir ses grattes aussi bien en Europe que sur le continent américain. The Disciplines, c’est quatre musiciens qui ont déjà fait leurs preuves mais qui ont décidés, malgré tout, de coller une torgnole au rock indé actuel qui moisi depuis trop longtemps au fond d’un canap’, une bière éventée à la main, sans vie, sans libido.
Magnetix rejoint des groupes partageant le même point commun : un goût immodéré pour le dépoussiérage au karcher du garage punk Lo-Fi, un son radical, des aiguilles dans le rouge, des larsens qui crépitent et des guitares qui craquent.
Guitare dissonante, fuzz au supplice, batterie en souffrance pour transe rock’n’roll primitive et sauvage. Looch Vibrato et Aggy Sonora confirment qu’avec leur nouvel album, Drogue électrique, les Magnetix restent les ambassadeurs d’un garage moite et rampant, devenu leur marque de fabrique.
Influences anglo-saxonnes, évocation de la chaleur d’Afrique du Nord, sonorités parfois eighties pour un groupe formée au gré des envies et des rencontres depuis 2002. Frànçois a navigué entre Saintes, sa ville natale, Bristol et le Sénégal pour se nourrir de ce qui fait aujourd’hui le son si particulier de son groupe. Frànçois and the Atlas Mountain mélangent les genres et les esthétiques pour nous proposer une douce pop teintée de sonorités qui ont peu l’habitude d’être mêlés.
Petit Fantôme, c’est l’échappée en solo de Pierre Loustaunau (Crane Angels, Frànçois and the Atlas Mountain), qui met sa poésie et sa grâce au service d’une pop intimiste cousue main, souvent onirique, parfois mélancolique. Toujours en apesanteur mais plus lumineux qu’à ses débuts, il nous emmène aujourd’hui vers une pop déroutante teintée d’R’n’B electrofuturiste.
Les deux membres de Tambour Battant, Découverte du Printemps de Bourges 2009, ont une recette imparable pour retourner un club ou une salle de concert : ils mélangent dans un grand mix virevoltant l’électro, le hip hop, la techno, le rock, les musiques africaines et la samba et font des merveilles en live. Des performances hybrides, entre concert rock et set club, ou ils tirent le meilleur des nouvelles technologies, explorant toutes les interfaces disponibles, suant sur leurs contrôleurs, pads, effets et autres batteries électroniques, loin, très loin du cliché du musicien électronique impassible derrière son écran.
Après avoir été bassiste dans un groupe de métal et activiste dans les milieux de la drum’n’bass et du hip-hop, Frédéric Garcia, ou Niveau Zero, jongle à présent entre dubstep et hip-hop mutant. Plus que du simple dubstep, il investit le hip-hop comme le métal, l’IDM comme le breakcore, avec pour fil conducteur des mélodies lacérées, des rythmiques telluriques et une hargne acerbe.
ODY C distille un son aux influences multiples: du liquid funk aux sons les plus ruff, en passant par le ragga jungle et les sons old school, avec une finesse et une approche du mix propre à lui.
Depuis plus d’une décennie, les deux turbulents frères Hanak, plus connus sous le nom de dDamage, naviguent et traînent une réputation houleuse sur la scène électronique française.
Insatiables, ils nous livrent le 6ème opus de leur discographie bien garnie, Brother in Death, qui vient à point nommé marquer le début des années 10 sous une lumière chaotique, sombre, mais jamais résignée.
Un album électrique, réellement électronique, moderne, cassant les acquis d’une French Touch végétative. dDamage ne sont ni punks, ni rappeurs, ni DJ électro, ni surfeurs de hype, peut être un peu tout à la fois mais surtout inclassables.
Porté par une énergie flirtant avec l’euphorie douce, DAT Politics s’est imposé sur les dancefloors des meilleurs clubs et festivals du monde. Issus de la scène 8bit, le combo se veut fidèle à ses racines et mêle aujourd’hui à une electro-pop survitaminée des influences house et synth wave.
La jeune artiste berlinoise Dillon nous sert, avec son premier album «The silence kills» un objet doux, délicat et qui touche en plein coeur. Piano voix, digne petite soeur de Lykke Li, Dillon s’impose comme absolument incontournable dans les découvertes de 2012. http://www.dillon-music.com
Du haut de ses 23 ans, la jeune finlandaise Mirel Wagner enchante déjà par son folk-blues sombre et poignant. Ses chansons dépouillées à l’extrême semblent nous ramener à la quintessence même du folk. Car il y a quelque chose de primitif dans la musique de Mirel Wagner, un élément premier indéfinissable qui vise directement le cœur et les oreilles.
D’origine polonaise, Ela Orleans fait vaciller ses créations sonores dans le Landerneau new-yorkais depuis une poignée d’années. Usant de violon, guitare, piano, sampler et autres accidents soniques, Ela Orleans tricote des pièces musicales étourdissantes de beauté interlope, détachées de tout mais si proche de l’âme.
5 artistes (Régis Boulard, Stéphane Fromentin, Florian Marzano, Daniel Paboeuf, Laetitia Shériff) décident de s’offrir une pause et de se réunir pour créer un nouveau son, entre free jazz et rock’n’roll, tantôt planant, tantôt violent.
Aucune limite, une liberté revendiquée dans la création, 5 musicalité qui se rencontrent et font des étincelles, Trunks est déroutant par essence.